Introduction

Qu'est-ce que la relaxation ? - Quelles en sont les différentes formes ? - Comment la pratique-t-on ?

Voilà quelques questions auxquelles nous alons tenter de répondre dans ces rubriques.

Le terme relaxation est aujourd'hui largement répandu dans le langage courant et très souvent assimilé à
l'idée de détente: relâchement, faire une pause, décompresser, évasion, inaction sont quelques uns de
ces synonymes. C'est pourquoi elle apparaît dans les civilisations modernes comme la solution aux
diverses formes de stress de la vie urbaine et qui se traduisent dans le corps par des tensions, des
douleurs, des maux, des angoisses et des anxiétés. ainsi que certains états dépressifs.
Mais la relaxation n'est pas qu'une simple détente. Elle ne perçoit pas l'être humain comme une simple
entité physique mais elle considère aussi sa dimension psychologique, mobilise l'esprit, permet une
ouverture et une compréhension du corps. Elle intègre tout cela pour un meilleur équilibre de l’être.
La relaxation n'est pas qu’une gymnastique, pas plus qu’une thérapeutique. Elle est surtout un excellent
moyen de connaissance de soi, de dépassement et d'épanouissement.

Définition du stress ?

Le mot « stress » vient de la locution latine « stringere » qui signifie étreindre, entourer avec le corps,
avec les membres en serrant étroitement, accompagné de sentiments opposés puisqu'il est possible
d'étreindre quelqu'un sur son coeur mais aussi de l'étouffer. Etouffer nous conduit à oppresser, serrer :
l'angoisse, l'anxiété, ce sentiment de détresse qui étreint le coeur, l'âme. Cette assertion nous conduit à
« détresse » autre mot issu de la racine « stringere », sentiment d'abandon, de solitude, d'impuissance...
Ce type de recherche témoigne déjà de l'existence de deux types de stress ou de deux versants, l'un
positif, l'autre négatif
Le mot n'existe pas dans la langue française. Il vient de l'anglais, où il est utilisé dès le XVIlème siècle
pour exprimer une souffrance, une épreuve, une contrainte, une force d'impulsion sur un objet. Dans la
langue anglo-saxonne, il est d'ailleurs fréquemment accompagné du mot « strain », qui indique une
tension excessive sur un objet conduisant à la déformation voire à la rupture (en métallurgie, par
exemple). Ce mot « stress » fut choisi par ce biologiste canadien Selye, dans son sens analogique, pour
désigner des agressions capables de déclencher à long terme des maladies somatiques ou mentales.
Par la suite, il conservera cette terminologie pour désigner l'effet de contrainte en décrivant ce qu'il
appelle le syndrome général d'adaptation, ce véritable moteur qui sommeille en chacun de nous et qui
permet de nous sortir de situations complexes.
Au départ, en 1936, les observations de Selye ne concernaient que les réactions purement
physiologiques, stéréotypées, non spécifiques, induites par des agressions purement physiques, aussi
variées que les maladies infectieuses, les traumatismes, les brûlures, ou encore les rayons X... Depuis la
mort du biologiste, son concept de stress a bénéficié de l'apport de multiples disciplines scientifiques,
légitimant ainsi le bien-fondé de sa vision unitaire du phénomène. Elles ont pu observer que des agents
agressifs non physiques peuvent déclencher ces mêmes réactions physiologiques; c'est la dimension personnelle du stress c'est-à-dire physiologique, autant que son vécu (dimension cognitive) ou encore
environnementale (environnement socioculturel, par exemple).
Pour faire face à la confusion et éviter tout dilemme, je vous propose donc, pour la bonne compréhension
de ce qui suit une définition du stress : Cet état est la réponse individuelle, unique, d'une personne face à
une situation de vie qu'elle a interprétée, de façon positive ou négative, et qui demande une adaptation
tant au point de vue physique que psychologique. De la sorte, le stress résulterait d'un déséquilibre entre
les possibilités et les capacités d'assimilation d'un individu d'une part, et, de l'autre, les exigences qui lui
sont imposées.

Les causes du stress ?

La vie de l'homme se compose de quatre phases qui se répètent infiniment:
Repos -> Alerte -> Tension -> Action
1. Le repos, c'est la phase nécessaire pour récupérer. Sans elle, l'être humain est condamné à mourir
d'épuisement.
2. En état d'alerte, la vigilance et l'attention sont à leur niveau maximal afin que nous puissions
éventuellement réagir à une modification de l'environnement (par exemple, un danger qui nous
menace).
3. La tension permet de rassembler toutes les ressources de notre organisme en vue d'une action ou
d'une réaction imminente. Si l'alerte est essentiellement mentale, la tension est surtout physique.
4. L'action ou la réaction permet normalement d'atteindre un objectif ou d'éviter une menace qui pèse
sur nous. Cette phase une fois accomplie, nous pouvons retourner à l'état de repos.
Ce schéma n'est évidemment pas sans rappeler celui de la dynamique du comportement humain abordé
dans le cours de psychologie générale.
Ces quatre phases sont aussi importantes les unes que les autres. Elles doivent se succéder de manière
harmonieuse.
L'individu qui s'opposerait à leur succession altèrerait son équilibre physiologique et psychique.
Or notre société moderne dans sa course aux profits et à la consommation nous amène à réduire la
phase de repos et à étendre celle d'alerte.
L'homme moderne souffre de l'usure exagérée de toutes ses "énergies". Les conflits émotionnels puisent
sur ses réserves.
Une personne reposée évalue avec plus de précision quand il y a lieu ou non de se mettre en état
d'alerte. De cette manière elle gère beaucoup mieux son énergie.
A l'inverse une personne stressée, fatiguée, anxieuse ne parvient pas à discipliner ses états d'âme, elle
vit sans cesse sous la menace d'un danger imminent et reste donc dans un état d'alerte presque
constant.
Son état de tension ne débouche pas sur une phase libératrice.
Cette personne manque de clarté d'esprit, elle ne parvient plus à orienter ses énergies et celles-ci
finissent par se disperser de manière anxiogène et conflictuelle.
Lui apprendre à se relaxer lui permettra donc de se recentrer et d'effectuer une meilleure prise de
décision.